Hyperculpabilité : pourquoi tu te sens égoïste… même quand tu ne l’es pas
T’as déjà eu ce feeling-là?
- prendre du temps pour toi… et te sentir mal après
- dire non… et y penser pendant 3 jours
- te choisir… et avoir l’impression d’être “égoïste”
Même quand, rationnellement, tu sais que t’as rien fait de mal.
Bienvenue dans ce qu’on appelle parfois l’hyperculpabilité.
Dans cet épisode de Parlons-en Autrement, Charlie-Maud reçoit Isabelle Soucy, psychologue, pour décortiquer cette peur de l’égoïsme… et surtout, comprendre d’où elle vient.
C’est quoi, l’hyperculpabilité?
La culpabilité, en soi, ce n’est pas un problème.
Elle sert à :
- réparer
- ajuster
- maintenir des relations
Mais l’hyperculpabilité?
C’est quand tu te sens coupable… même quand il n’y a pas réellement de faute.
C’est une culpabilité :
- excessive
- automatique
- difficile à apaiser
Et souvent… très internalisée.
Pourquoi tu te sens égoïste?
Parce que, quelque part, tu as appris que :
- penser à toi = déranger
- prendre de la place = exagérer
- dire non = décevoir
- ralentir = être paresseux·se
Et surtout :
te prioriser = être égoïste
Même si, dans les faits, ce n’est pas le cas.
L’égoïsme n’est pas juste une extrême
Dans l’épisode, Isabelle propose une nuance importante :
L’égoïsme existe sur un continuum.
D’un côté :
se centrer uniquement sur soi, au détriment des autres
De l’autre :
s’oublier complètement
Et entre les deux?
Un espace sain où tu peux exister avec les autres, pas juste pour les autres.
Le piège de la surcompensation
Un des mécanismes les plus fréquents quand tu te sens coupable?
Compenser.
- faire plus pour les autres
- en donner davantage
- anticiper tous les besoins
Exemple classique :
Tu prends du temps pour toi…
et ensuite tu te surinvestis pour “compenser”.
Mais le problème?
Ça entretient la culpabilité au lieu de la diminuer.
Pourquoi c’est difficile d’arrêter
Parce que cette culpabilité-là n’est pas juste dans ta tête.
Elle est liée à :
- ton histoire
- ta socialisation
- tes relations
- les normes autour de toi
Et parfois même… à ton système nerveux.
Donc quand tu fais quelque chose pour toi, ton corps peut réagir comme si c’était une menace.
Même si, objectivement, ça ne l’est pas.
Sortir de l’hyperculpabilité (sans virer à l’autre extrême)
Non, l’objectif n’est pas de devenir indifférent·e aux autres.
C’est plutôt de :
t’inclure dans l’équation
Et ça passe souvent par :
- tolérer un peu d’inconfort
- ne pas tout compenser
- tester la réalité (spoiler : ça se passe souvent mieux que prévu)
- nommer tes besoins
Petit à petit.
Une question pour toi
Est-ce que tu prends soin des autres… pour vrai?
Ou aussi pour ne pas te sentir coupable?
🎧 Écoute l’épisode ici : Hyperculpabilité : la peur de l’égoïsme
Et si tu veux apprendre à te prioriser sans te sentir comme la pire personne au monde après, on peut t’accompagner là-dedans.
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