Parlons-en autrement

Ep 197 : Contrer l’autocritique avec la méditation d’Autocompassion

Pourquoi l’autocompassion est souvent plus difficile qu’on le pense

Imagine qu’une personne que tu aimes profondément vient te voir.

Elle vit quelque chose de difficile.

Elle est stressée, découragée ou inquiète.

Est-ce que tu lui dirais :
« Voyons, fais un effort. »
« Tu devrais être capable de gérer ça. »
« Les autres y arrivent pourtant. »

Probablement pas.

Alors pourquoi est-ce souvent le ton qu’on adopte avec nous-mêmes?

Dans cette méditation guidée, Charlie-Maud nous invite à explorer une autre avenue : l’autocompassion.

L’autocritique : une stratégie qu’on connaît bien

Pour plusieurs personnes, l’autocritique est devenue une habitude.

Une façon de se motiver.

Une façon de prévenir les erreurs.

Une façon de rester performant.e.

Mais malgré ses bonnes intentions, l’autocritique finit souvent par créer :

  • plus de pression
  • plus de honte
  • plus d’anxiété
  • moins de confiance envers soi

Et surtout, elle nous éloigne souvent de ce dont nous avons réellement besoin lorsque nous souffrons.

L’autocompassion, ce n’est pas se trouver des excuses

C’est l’un des mythes les plus fréquents.

Être compatissant.e envers soi-même ne signifie pas :

  • abandonner ses responsabilités
  • minimiser ses erreurs
  • éviter les difficultés

L’autocompassion consiste plutôt à reconnaître que quelque chose est difficile et à y répondre avec humanité.

Comme on le ferait avec quelqu’un qu’on aime.

Les trois composantes de l’autocompassion

La pratique guidée présentée dans cet épisode repose sur trois piliers principaux.

1. La pleine conscience

La première étape consiste à reconnaître ce qui est présent.
Sans fuir.
Sans nier.
Sans chercher immédiatement à réparer.

Simplement observer :

  • ce qu’on ressent
  • ce qu’on pense
  • ce qui se passe dans notre corps

2. L’humanité partagée

Quand on souffre, on a souvent l’impression d’être seul.e.

Comme si tout le monde gérait mieux que nous.

Comme si quelque chose clochait chez nous.

L’humanité partagée nous rappelle plutôt que :

  • les difficultés font partie de la vie
  • les émotions difficiles sont universelles
  • nous ne sommes pas seuls à vivre du doute, de la peine ou de l’incertitude

Cette perspective peut parfois être profondément apaisante.

3. La bienveillance envers soi

Finalement, l’autocompassion nous invite à nous demander :

Qu’est-ce que j’aurais besoin d’entendre en ce moment?

Une question simple.

Mais souvent beaucoup plus difficile qu’elle n’en a l’air.

Parce qu’elle nous oblige à ralentir suffisamment pour écouter la réponse.

Une pratique à contre-courant

Notre réflexe est souvent de nous corriger.

De nous pousser.

De nous critiquer.

L’autocompassion nous invite à faire exactement l’inverse.

À reconnaître notre souffrance.

À accueillir notre expérience.

À nous offrir un peu plus de douceur.

Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette douceur n’est pas un signe de faiblesse.

Elle est souvent ce qui nous permet de continuer à avancer.

Et si tu essayais autre chose?

La prochaine fois qu’une situation difficile se présente, essaie simplement de te poser cette question :

Si une personne que j’aime vivait exactement la même chose que moi en ce moment, qu’est-ce que je lui dirais?

Puis observe si tu peux t’offrir ne serait-ce qu’une petite partie de cette même bienveillance.

🎧 Écoute l’épisode ici : Contrer l’autocritique avec la méditation d’Autocompassion

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